vendredi 14 juillet 2017

Poutine


On ne présente plus la poutine, véritable instution canadienne: eh oui, tout comme nos compatriotes Arlonais-es, les Canadien-nes aiment les frites avec une sauce chaude: généralement un bon gros gravy agrémenté d'une sauce au fromage et/ou de fromage râpé.

C'est le plat le plus réconfortant du monde et c'est assez simple à faire si on s'autorise à utiliser un gravy tout fait. Pour le formage rien ne vaut le fromage de tapioca (recette de base de Season Square ici - cette recette a changé ma vie!). Bref, ce n'est pas vraiment une recette, juste des conseils pour les Belges et autres non Canadien-nes qui voudraient improviser une poutine chez elles/eux.


Pour deux portions de poutine
  • 2 portions de frites
  • 1 gros oignon
  • 2 càs de gravy en poudre de type bisto
  • 1/2 tasse de bouillon (...végétal, ça va sans dire)
  • poivre noir
  • quelques cuillères à soupe de fromage de tapioca (...soit: 50g d' huile de coco, 1 ou 2 gousses d'ail, 400g de tofu soyeux, 100g de fécule de tapioca, 10cl de vin blanc ou bière blonde, plein de sel et de levure maltée)
  • éventuellemnt: une poignée de Wilmersburger râpé. 

Préparation
  • Préparer le gravy à l'avance: hacher l'oignon, le faire cuire à feu doux dans une poele (avec du laurier ou du thym éventuellement), délayer 2 càs de bisto dans le bouillon, verser dans la poele et laisser gonfler à feu doux en remuant, ça prend deux ou trois minutes
  • Si ce n'est pas encore fait, préparer également le fromage de tapioca:  faire chauffer l'huile dans un poelon, y ajouter l'ail et le tofu, mélanger, ajouter la fécule de tapioca, mélanger quelques minutes - ça devient collant, ensuite mixer, ajouter le vin blanc ou la bière, plein de sel et de levure maltée, mélanger) (ce formage va bien dans plein de recettes et se conserve au frigo qq jours)
  • Il faut avoir très très faim
  • Acheter ou faire des frites et verser successivement dessus le gravy (chaud), la sauce tapioca (chaude), et le Wilmersburger



jeudi 13 juillet 2017

Mi-cuit décadent au potiron, sirop d'érable et noix de pécan

Pour les vrais durs, vous pouvez ajouter du gingembre, du caramel salé, du beurre de cacahuètes et des pépites de chocolat. Ou bien des graines de potiron toastées avec de l'ume su. Ça je n'ai pas testé, non.



Matériel:

Un  mixer (comme d'hab), un moule à brownies ou n'importe quel moule permettant de produire un truc plus ou moins plat.J'ai utilisé un moule à gateau rond en silicone.

Pour une dizaine de parts
  • 250 g de morceaux de potiron (à défaut, des carottes)
  • 2 càs de purée de noisettes
  • 80 g de farine
  • 20 g de fécule de maïs
  • 5 g de bicarbonate de soude
  • 50 g de sucre de canne pas trop raffiné
  • 1 pincée de cannelle
  • 1 pincée de piment 
  • 1/2 verre de lait de soja
  • 3 à 4 càs de sirop d'érable
  • 1 petite poignée de noix de pécan



Préparation
  1. Cuire le potiron à la vapeur
  2. Mixer ensemble tous les ingrédients sauf le sirop d'érable, le lait de soja et les noix de pécan
  3. Si c'est trop sec, mouiller avec un peu de lait de soja
  4. Disposer dans le moule (ça doit être assez plat) et faire cuire 10 à 15 minutes au four à 180 degrés
  5. Disposer les noix de pécan sur la surface du gâteau, à intervalles réguliers (visualisez la forme des carrés que vous allez couper)
  6. Laisser cuire encore 5 minutes
  7. Laisser refroidir le gateau avant de le couper en carrés comme des brownies, avec chacun une noix de pécan au milieu
  8. Servir avec une larme de sirop d'érable sur chaque part



mercredi 12 juillet 2017

Wrap de bette à la bardane

Alors c'est simple: le wrap en feuille de chou, c'est LA tendance culinaire qui monte (on en sert chez The Sister d'ailleurs, c'est dire si c'est cool). Ça peut surprendre un peu la première fois (surtout quand on voyage et qu'on a pas bien compris ce qu'on a commandé), mais en fait c'est super.

Quant à la racine de bardane, bin c'est un peu pareil: bien que très commune dans la cuisine japonaise (gobo, ça dit peut-être quelque chose aux connaisseur-es?), elle est encore injustement méconnue chez nous, mais elle arrive, elle arrive à grands pas, en passant par le Canada!


DE FAIT, l'année dernière j'ai eu la chance immense de voyager en Ontario et je me roule encore par terre quand je repense au Pulled Burdock Burrito de Live organic food bar... Pareil pour les gobo root fried chunks chez Grasshopper.

Du coup, une fois de retour en Europe, j'ai évidemment cherché des racines de bardane, mais je n'en ai pas encoree vu sous une autre forme que les racines séchées vendues en herboristeries. L´herboriste était un peu surprise quand je lui ai expliqué que j'avas l'intention d'en utiliser en cuisine, plutôt qu'en tisane comme tout le monde, et pourtant je dois dire que je suis extrêmement contente du résultat: quelques morceaux de bardane séchée dans l'eau de cuisson du riz, et c'est la fête au village (comme dans cette recette que j'ai publiée il y a deux mois).

Pour celles et ceux qui ont un potager ou un balcon, la bardane n'a pas l'air difficile à cultiver - je m'y mets et je vous dis quoi... En attendant, utilisons donc de la bardane séchée pour réaliser cet excellent wrap de bette.

Pour 3 wraps:
  • 120g de riz complet
  • 2 càs de racine de bardane séchée
  • 3 toutes grandes feuilles de bette
  • 1 carotte
  • 2 càs d' huile de noix
  • 1 filet de citron
  • sel, poivre
Préparation
  1. Nettoyer les feuilles de bettre précautionneusement (il ne faut pas les casser)
  2. Nettoyer la carotte et la couper en lamelles dans le sens de la longueur
  3. Cuire le riz avec la bardane et un peu de sel
  4. Au dessus du riz, cuire à la vapeur les feuilles de bette et la carotte (5 minutes suffisent)
  5. Quand tout le monde est cuit, assaisonner le riz avec l'huile de noix, le poivre et le citron
  6. Garnir chaque feuille de bette avec un paquet de riz et quelques morceaux de carotte, ensuite les rouler précautionneusement
  7. Servir tout de suite, ou disposer au four en attendant de servir si on veut le manger chaud.

mardi 11 juillet 2017

Le riz sauvage canadien

Cette recette s'adresse principalement aux gens qui ont trouvé du riz sauvage canadien dans leur magasin bio et se demandent comment le cuisiner. Pour ma part, je  l'ai préparé avec juste une petite sauce - qui mette en valeur le riz, plutôt que d'en recouvrir le goût avec un tas d'ingrédients compliqués.  


Il faut savoir que le riz noir, c'est typiquement canadien dans la mesure où ça pousse là, ok, mais ce n'est pas du tout un truc que tu trouves à tous les coins de rue ou que tu vas manger souvent. C'est fondamentalement une très bonne chose, car si jamais ce produit devait devenir à la mode et que la demande explose, ce serait encore un gros merdier.

 En effet, il s'agit d'un produit relativement rare et qui a un coût élevé - je ne parle pas tellement du prix où on le vend en magasin (même si effectivement ça fait un peu mal au cul il faut le dire), mais surtout des coûts potentiels pour l'environnement. Autrement dit, le riz noir est un produit rare et devrait le rester: À consommer avec modération, donc.

Pour deux ptites portions
  • 75 g de riz sauvage canadien
  • 1 oignon frais
  • 2 gousses d'ail
  • Quelques càs d'huile d'olive
  • Quelques feuilles de sauge 
  • 1 càs de purée d'amandes
  • 1 pincée de sel
  • 1 brin de thym
Préparation
  1. Pour la sauce: éplucher l'ail et l'oignon
  2. écraser l'ail et couper l'oignon en gros morceaux
  3. Faire rotir au four l'oignon et l'ail avec la sauge, l'huile d'olive et du sel (compter 40 minutes, à 150 degrés)
  4. Quand c'est rôti, mixer avec la purée d'amandes  et éventuellement quelques petites feuilles de thym
  5. Cuire le riz dans de l'eau bouillante salée (20 minutes) - idéalement, les grains doivent éclater, mais pas se tordre.
  6. Servir le riz et la sauce avec un brin de thym - chaud ou froid selon vos préférences

lundi 10 juillet 2017

Salade de kale et de patate douce au sirop d'érable


On ne présente plus le chou frisé, également connu sous le nom de kale, aux propriétés miraculeuses indénombrables, l'ingrédient chouchou de toute salade, smoothie, soupe et sauce qui se respecte outre-atlantique (et aux Pays-Bas, sauf que là ils n'ont pas attendu que ça devienne "branché").

Le kale peut se manger cru, mais c'est trop coriace à mon goût, je préfère le cuire: au four pour la version croquante, ou bien à la vapeur pour la version tendre et juteuse.


Pour deux petites portions, ou une grosse (c'est mieux)
  • 250 g de patate douce
  • 1 grosse poignée de chou frisé (kale)
  • 3 càs d'huile d'olive, ou de noix, pour changer
  • 1 à 2 càs de jus de citron
  • 2 càs de sirop d'érable
  • 2 càs de graines toastées
  • Chili en poudre, fleur de sel
  • Facultatif: un chouia de coconut bacon, pour faire le malin (une recette ici)
Préparation

  1. Peler la patate douce et la couper en petits cubes
  2. Les badigeonner d'huile d'olive et les faire cuire au four (à 180 degrés; ça devrait prendre 20 minutes)
  3. Bien nettoyer le kale et le couper en petits morceaux
  4. Le cuire au four également (ou bien à la vapeur), 5 minutes
  5. Préparer une vinaigrette avec l'huile, le jus de citron, le sirop d'érable, le chili et un peu de fleur de sel
  6. Mélanger les cubes de patate douce, le kale, la vinaigrette, gouter et rectifier
  7. Servir -froid ou chaud- parsemé de graines toastées et éventuellement de coconut bacon, ou encore de tofu brouillé pour un repas complet type buddha bowl.



mardi 4 juillet 2017

Ô Canada!

Vous le savez certainement, le Canada fête cette année ses 150 ans! ... Un crisse d'anniversaire, pis on va le célébrer avec une

GRIIIINDE SEMAINE A THÈME 
digne du brushing de Criquette Rockwell. 



Comme vous pouvez le constater, en dépit de ma vénération pour La Coeur a ses Raisins (sic), ma connaissance de la culture canadienne est plutôt limitée, je n'aurai donc pas l'ambition de présenter tous les vrais de vrais plats traditionnels 100% authentiques du Canada (ça n'aurait d'ailleurs pas beaucoup de sens, tant la cuisine régionale canadienne est diversifiée), mais plutôt une réinterpretation personnelle de certaines choses délicieuses que j'ai eu la chance de goûter quand j'étais en voyage là-bas.


(Ok, oui, j'ai fait de la Poutine.)

vendredi 23 juin 2017

Mannavaht

Si j'ai bien compris, le mannavaht c'est le top du top ultime de la comfort food pour toute personne qui a grandi en Estonie. La Leivasupp aussi, un peu. Mais le mannavaht a une plus jolie couleur.

Comme nous sommes en juin, profitons-en pour utiliser tous les fruits frais à notre disposition - mais sachez que le reste de l'année, on peut très facilement faire du mannavaht avec de la confiture de fruits rouges, voire de la grenadine.

On peut utiliser les baies que l'on veut (par exemple des framboises - des fraises aussi mais ce sera moins rose); pour cette recette, j'ai pris des groseilles parce que j'en avais trouvé dans les bois, et, moi qui n'aime pas trop les groseilles, j'ai été très agréablement surprise du résultat : voilà enfin quelque chose de bon à faire avec ces trucs!


Pour deux portions
  • 100g de groseilles rouges
  • 300 ml d'eau
  • 50 g de sucre blanc
  • 40 g de semoule de blé
  • 20 cl de lait de soja
Préparation
  1. Nettoyer les groseilles et les faire bouillir dans l'eau 5 à 10 minutes
  2. Quand elles se décomposent, filtrer et récolter le jus 
  3. Remettre le jus sur le feu, avec le sucre, mélanger
  4. Quand ça commence à bouillir, verser la semoule en pluie en remuant constamment
  5. La semoule va gonfler en quelques minutes, couper le feu
  6. Servir dans des petits raviers, avec du lait